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Crème solaire et nanos

jeudi 30 août 2012, par Aurélie

Dans le domaine des cosmétiques, le dioxyde de Titane et l’oxyde de Zinc sont largement utilisés dans les crèmes solaires en tant que filtre des rayons ultra-violets. La question d’une possible absorption cutanée engendrant leur distribution dans des organes cibles via la circulation sanguine, se pose fortement. Malheureusement, le manque d’études pertinentes et représentatives des nanomatériaux réellement utilisés dans les produits cosmétiques ne permet pas de conclure sur l’innocuité de ces nanomatériaux dans les produits cosmétiques. Parmi leurs effets possibles, l’Affssaps pointe notamment la pénétration cutanée, la génotoxicité et la cancérogénèse. [1]

Alors que règne un grand flou autour des risques sanitaires et environnementaux des nanomatériaux empêchant d’appliquer le principe de précaution en raison du manque de transparence et d’informations, les Amis de la Terre Australie viennent de faire une révélation concernant des crèmes solaires vendues avec la mention "sans nano" dans lesquelles on a retrouvé effectivement des composés nanoparticulaires. Les entreprises cosmétiques qui les vendent auraient été dupées par leur fournisseur, le fabricant Antaria Ltd.

De quoi semer le doute chez le consommateur !

A la veille de la mise en application du Réglement européen relatif aux produits cosmétiques [2] obligeant notamment dès juillet 2013 à l’étiquetage des nanoparticules dans les cosmétiques, le doute peut naître quant à la véracité des données qui seront mentionnées sur les produits et au contrôle qui sera effectué alors pour garantir l’application de ce règlement. [3]

Ce n’est pourtant pas le moment que naisse une crise de confiance en la matière, la thématique étant déjà brûlante !

Lisez l’article complet (Tromperie sur la marchandise ? Des nanoparticules identifiées dans des crèmes solaires prétendument « sans nano ») sur le site VeilleNanos

Notes

[1] Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé - Etat des connaissances relatif aux nanoparticules de dioxyde de titane et d’oxyde de zinc dans les produits cosmétiques en termes de pénétration cutanée, de génotoxicité et de cancérogenèse - Rapport adopté par la Commission de cosmétologie du 15 mars 2011

[2] Journal Officiel de l’Union Européenne - Règlement (CE) 1223/2009 du Parlement européen et du Conseil du du 30 novembre 2009 relatif aux produits cosmétiques

[3] Le nouveau règlement Cosmétiques adopté en 2009 prévoit notamment l’obligation pour les fabricants de déclarer l’utilisation de nanoparticules, ses effets sur la santé et préciser dans quelle mesure le consommateur entrera en contact avec ces nanoparticules. Surtout, la substance inscrite sur le produit dans la liste des ingrédients devra être suivie de la mention "nano" : la présence de nanoparticules sera donc indiquée sur l’étiquette.